Matmata

Si partout invoquer le désert c'est faire surgir des mirages et des oasis, en Tunisie, à l'inventaire de notre imaginaire, il faut rajouter de surprenantes collines perforées d'habitations troglodytes.

En effet, après Gabès, en allant vers le Sud, des villages creusés dans le tuf abritent des populations berbères dont les demeures savent offrir aujourd'hui encore une protection à la rigueur du climat et des espaces de vie, autrefois remarquables lieux de repli.

Matmata est d'abord Lin nom de tribu, mais c'est aussi celui du village le plus connu sur l'ensemble des basses montagnes dans lesquelles vous irez visiter ces curieuses constructions.

Elles évoquent immanquablement des paysages lunaires, ce qui n'a pas échappé aux réalisateurs des plus grandes productions mondiales comme "La Guerre des étoiles".

L'accueil y est des plus chaleureux et c'est plaisir que ]'ou vous y fera découvrir l'artisanat de la région et les cellules taillées dans la roche.

Le mobilier fait de bois recouvert d'argile blanchie, si délicatement découpé, est semblable à de la dentelle des tissages de laine ajoutant une note harmonieuse à J'ensemble.

Si à Matmata on vient visiter un site enfoui et caché, la région est tout autant celle des promontoires et des ksour.

Dans ces villages fortifiés, que les Berbères ont construits loin des grands axes de circulation, ne subsistent souvent que les ghorfas.

Ces greniers à grains, qui telles les alvéoles d'une ruche s'alignent le long de ruelles tortueuses, en ont séduit plus d'un.

Aussi, on peut y découvrir aujourd'hui de remarquables lieux d'hébergement.

À partir de ces sites pittoresques, chargés di] quotidien de populations devenues sédentaires, il est possible de rayonner sur l'ensemble des massifs à la fois secs et pierreux, vibrant sous un ciel (les plus lumineux.

Et c'est dans ce paysage sans concession qu'apparaîtront de minuscules oasis, magnifiquement entretenues, de blancs et fiers marabouts ou mosquées, telle celle de Chénini près de Tataouine.