Sbeïtla-Siliana

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


De la plaine de Siliana au parc national du Chaâmbi on peut s'émerveiller devant des paysages agricoles qui traduisent toute l'ingéniosité des Hommes, mais aussi toucher du doigt la halfa, dont on fait le papier le plus précieux, le plus convoité.

Les collines ont ici pour invités, les gazelles et les mouflons à manchettes.

Parfois, ils vous observent du haut de leur refuge, au milieu des forêts de pins d'Alep.

Pourtant, c'est par la centaine des sites qui la jalonnent, de la plus lointaine époque préhistorique jusqu'à l'époque islamique, que la région du Centre-Ouest a construit sa réputation.

Sbïtla
Au bord de l'oued Sbeïtla, l'antique Sufetula romaine est créée au Il siècle de notre ère.

Le byzantin Grégoire, délaissant Carthage, en fait la capitale d'un empire indépendant de Constantinople, au VIe, siècle.

De lapremière époque reste l'arc de triomphe de Septime Sévère et celui de Dioclésien, devenu le symbole de la ville, niais également des établissements thermaux, un théâtre, un amphithéâtre, plusieurs fontaines publiques.

Des périodes byzantine et chrétienne, on découvre des églises décorées de belles mosaïques, des fonts baptismaux, des maisons fortifiées, des thermes, etc.

Makthar
Fondée par le roi numide Massinissa, c'est aujourd'hui une modeste ville qui cache pourtant, sur son territoire, les trésors de l'ancienne Mactaris.

L'arc de triomphe de Trajan est le témoin de sa prospérité des Il' et Ill' siècles tandis que la basilique byzantine dévoile, par sa présence, le cours de l'histoire.

Alentour, les plus beaux villages perchés de la Tunisie, que leurs typonymies révèlent berbères, observent, de lents pitons rocheux, le temps qui passe.