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Ayant cherché refuge dans les eaux de la mer Méditerranée, le Cap Bon en a tiré la douceur qui sied à l'épanouissement de son vaste jardin l'oranger en est le maître, avec le citronnier et le jasmin.
Il est pourtant dans ce jardin une modeste plante qui révèle du lieu toutes les saveurs.
Le piment rouge n'est-il pas aussi de ceux qui portent la réputation du Cap Bon au-delà des frontières ?
Mêlé aux arômes puissants du cumin ou de la coriandre, il est cet invariant subtil de toute la gastronomie tunisienne.
On connaissait la vocation agricole ancienne de cette région, J'excellence de son artisanat de la pierre, à Dar Chaabane, ou de la poterie à Nabeul - tout comme la qualité des plages du Golfe de Hammamet. Mais aujourd'hui, rien de ce qui prospère ici n'est plus dissociable du tourisme
Dans ce haut lieu du thermalisme, on se déplace depuis l'Antiquité pour venir goûter aux vertus thérapeutiques de ses sept sources.
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La cité punique, dont les vestiges des maisons surprennent, tant par l'aménagement de salles de bains très fonctionnelles que par leur système de drainage sophistiqué, fabriquait la pourpre.
On en colorait les toges des familles impériales, à Rome comme à Carthage.
Le village le plus septentrional de la péninsule du Cap Bon offre, sur sa côte rocheuse déchiquetée, un habitat idéal aux faucons.
Ils sont capturés et dressés pour la chasse aux cailles, aux lièvres el aux perdrix. Cela donne lieu chaque année à un festival traditionnel (Jeux fauconnerie.
Dominé par un fort byzantin du VIe siècle, ce port de pêche est célèbre pour ses grillades de poissons bleus.
En mai, il accueille l'hydroglisseur qui le relie
à la Sicile et reçoit, depuis plusieurs décennies,
le festival des jeunes cinéastes amateurs. |